Vivre des émotions tout au long du cours dans sa propre vie

 

Nous sommes uniques. À chaque étape de notre vie, des rencontres, des événements, des lectures et des prises de conscience font que nous sommes qui nous sommes.

Travailler avec sa propre vie et vivre des émotions.

Nous avons vu au chapitre 3, comment les cours traditionnels ne sont pas adaptés à l’apprentissage d’une langue. En effet, après avoir bien réussi à n’importe quel examen final, nous expérimentons une perte graduelle de nos acquis, si bien que, 6 mois après la fin du cours, nous ne nous souvenons plus de 60% à 70% de ce que nous avons appris. Zut! Si j’apprends une langue, j’ai besoin de me souvenir de mes acquis. Je veux les utiliser dans la conversation, la lecture et l’écriture. Alors, comment faire?

Depuis 11 ans, nos propres recherches scientifiques démontrent hors de tout doute que l’apprentissage centré sur l’expérience de vie de l’étudiant ainsi que sur ses émotions, permet une rétention optimale et ce, sans mémorisation?

 


Nous allons donc choisir des sujets qui feront vibrer nos étudiants. Qu’ils soient choisis dans l’actualité ou le fil des nouvelles, qu’ils soient rattachés à des valeurs qui les caractérisent, nous voulons que nos étudiants soient émus ou touchés. Pourquoi? À chaque jour, nous sommes bombardés par toutes sortes d’informations. En fait, dans une journée de travail active, nous en recevons des centaines, voire des milliers. Nous oublions la grande majorité de ces informations : soit qu’elles ne représentent rien pour nous ou qu’elles ne sont simplement pas utiles.

Même si nous oublions la majorité de nos expériences au quotidien, les recherches démontrent que l’éveil des émotions permet un meilleur stockage de la mémoire. Par le fait même, nous pouvons créer de manière sélective des souvenirs durables de nos expériences les plus significatives. Les systèmes neurobiologiques qui servent d’intermédiaire entre les émotions et la mémoire sont reliés très étroitement. Les surrénales, hormones du stress épinéphrine et le corticostérone qui sont émises à l’éveil des émotions, régulent la consolidation de la mémoire à long terme. Des recherches ont démontré, et nous l’avons déjà vu,  que l’amygdale joue un rôle critique à la fois chez les animaux et chez les humains : les expériences émotionnelles sont mieux retenues.

Des recherches plus récentes ont démontré que les personnes qui ont une mémoire autobiographique supérieure de leurs expériences quotidiennes, présentent des structures différentes dans leur cerveau quand on les compare aux gens qui n’ont pas beaucoup de ces souvenirs. Nous nous rappelons que c’est vraiment ce que nous voulons développer chez nos étudiants : des nouvelles connexions neurologiques.

 

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Making lasting memories: Remembering the significant James L. McGaugh
Columbia University Press November 2006 ISBN: 9780231120234 192 Pages


Voilà la raison pour laquelle à l’Académie Doyle, pour l’Apprentissage Permanent des Langues©, nous travaillons continuellement dans ce sens et révisons continuellement nos contenus afin de les rendre plus significatifs. De plus, dans la dernière partie de cours Vers l’Autonomie, nous revoyons avec nos étudiants les grandes étapes de leur vie ainsi que les moments les plus significatifs.

Le phénomène Trump : Prendre tous les moyens, bons ou mauvais, pour gagner.

 

Les Américains ont-ils élu un vilain à la Présidence de leur pays? Où donc est Superman? Voici un éditorial d’une professeure d’anglais.

Hier matin, les américains se sont réveillés avec la nouvelle que tous avaient cru impossible : Trump est le président élu de la population. Les américains ont-ils élu un vilain? Comment se peut-il qu’à la fois les sondeurs et les journalistes se soient trompés sur l’issue du vote? En fait, personne n’avait prévu une victoire aussi décisive! Quel est ce mystère? Se peut-il que la langue anglaise elle-même contienne la réponse à cette question? Ce pourrait-il qu’un seul mot fasse la différence? Le 5 mars dernier, dans une infolettre, j’avais déjà commencé à vous mettre sur la piste…

  1. Deux candidats mal perçus;
  2. Le rôle des médias;
  3. Est-ce la fin du monde merveilleux de Walt Disney?;
  4. Le mot trump et son impact subliminal dans le cas de « the Donald»;
  5. La transition des pouvoirs et la fin du « politically correct».

 

1. Deux candidats mal perçus

Allons droit au but. Après des primaires sanguinaires, où Trump a éliminé les candidats à la présidence en les humiliant et en les insultants, Trump arrive en tête de liste contre toute attente. La particularité de sa technique?

Trump ne respecte aucune règle, qu’elle soit écrite ou non écrite. Pourquoi? Parce qu’il les définit lui-même. Il considère la course à la présidence comme un « business deal ». Pour lui, en affaires, tout est permis.

Un peu de la même manière, selon la perception de la population en général, Hilary Clinton s’est hissée comme candidate contre Bernie Sanders, grâce à l’argent de l’establishment. Les histoires et les rumeurs relatives à ses courriels n’ont jamais diminué. Elle semblait aussi noire que son opposant Trump.

 

2. Le rôle des médias

Les médias n’ont pas su comment réagir face aux techniques de Trump. Nous avions vu, pendant la présidence d’Obama, Trump se mêlait déjà de politique. Il avait été à la tête de la rumeur qui voulait qu’Obama ait été élu frauduleusement. Il aurait été élu malgré le fait qu’il n’était pas né aux États-Unis. Cette rumeur était insensée. Pourtant elle a perduré pendant tout le premier mandat d’Obama. Ce dernier, excédé, a finalement publié son acte de naissance!

Les médias considéraient en fait que Trump n’était pas un candidat sérieux. Ils se sont mis à couvrir, jour après jour, toutes ses frasques! Au lieu de faire un travail journalistique et d’aller fouiller dans sa vie afin de ressortir des faits questionnables ou des scandales, ils se sont appliqués à faire ressortir ses propres contradictions. En effet. Il disait blanc le lundi et noir le mardi. Il disait vrai le jeudi et faux le vendredi. Peu importe les citations que les journalistes mettaient de l’avant, il disait toujours une chose et son contraire! En fait, les journalistes, en voulant rester neutres autant que possible pensaient que l’électorat saurait comprendre. Cependant, ce faisant, ils ont quotidiennement rapporté des situations. Ils ont mis Trump à l’avant-scène de l’actualité. Il était impossible d’écouter la radio, de lire un journal ou un magazine ou de regarder la télévision sans entendre parler de Trump.

 

3. Est-ce la fin du monde merveilleux de Walt Disney?

Pendant des décennies, le monde merveilleux de Walt Disney et la majorité religieuse américaine ont défini les normes de bienséance et d’éthique de la télévision et du cinéma. Les programmes ou les films finissaient toujours bien. Le héros, qu’il soit Superman ou Néo du film « the Matrix », triomphaient toujours. Le bien l’emportant toujours sur le mal. L’arrivée de médias indépendants comme HBO, Netflix et autres médias spécialisés ont commencé à présenter un côté moins reluisant des américains. Personne n’est parfait n’est-ce pas? On a présenté les malfaiteurs de la mafia comme des gens bien ordinaires, des gens comme tout le monde. On lève le voile sur des secrets de famille horribles, en comprenant que, sans doute, moi aussi dans les mêmes circonstances, j’aurais pu prendre une décision semblable. Même le nouveau film de Walt Disney, Dr. Strange, ne met en vedette un héros complètement blanc!

Trump lui-même est devenu un acteur de téléréalité dans son émission « The Apprentice »! Semaine après semaine il interviewait les meilleurs candidats pour des postes de direction fictifs. Il congédiait avec force tous les participants pour n’en garder qu’un seul ou qu’une seule… Gagner ce défi pour un candidat pouvait ouvrir les portes de grandes entreprises.

Les valeurs américaines sont donc en train de changer. Les choses, fort heureusement, ne sont plus complètement noires ou blanches… Un discernement plus raffiné est exigé. Les américains sont-ils prêts?

 

4. Le mot trump et son impact subliminal dans le cas de « the Donald »

Dans mon article de blogue du 5 mars dernier (il y a donc 8 mois) je vous ai parlé de publicité subliminale et du fait qu’il ne fallait pas diminuer l’impact du mot trump dans la présente campagne. Trump veut dire, en fait, réussir par tous les moyens. Bons ou mauvais, l’important c’est de gagner. Voilà la marque de commerce, le branding de Donald Trump. C’est ce qu’il fait depuis des années et des années.

Au point 1, j’ai mentionné que les deux candidats à la présidentielle étaient mal perçus de la population. Pourquoi Trump s’en soir aussi bien et pas Hilary Clinton? C’est tout simplement que Trump peut se permettre de dire n’importe quoi! Tout le monde s’y attend, même les journalistes soi-disant objectifs.

Quand Hilary Clinton tente d’utiliser les mêmes armes, ça ne colle pas! Elle doit rester « politically correct », c’est une dame de l’establishment. Mais à Trump on pardonne tout, tout lui est permis, son personnage doit gagner par tous les moyens! Les participants à ses rallies scandaient même : «  Lock her up! » Ce qui voulait dire : « Mettez-là en prison pour ses courriels! »Quand on lui reproche de s’être réjoui de la mauvaise fortune des familles qui perdaient leurs maisons en 2008 lors de la crise financière, Trump a répondu. C’est juste du business!!! En fait c’est ce que je fais tous les jours acheter les maisons des gens qui ont fait faillite.

 

5. La transition des pouvoirs et la fin du « politically correct »

Finalement, Trump est sans conteste un génie de son propre marketing, une image qu’il cultive depuis toujours. Il a gagné son pari par tous les moyens. Aujourd’hui, nous assisterons à la première rencontre entre Trump et Obama. Comment cela se passera-t-il? Certainement avec la plus grande des courtoisies.

Comment vous sentiriez-vous si vous étiez Obama?

Témoignage de Éric Boisvert, gestionnaire

 

Éric a terminé son cours en septembre 2016

Comme gestionnaire de diverses entreprises, je me devais de lire, d’écrire, d’écouter et de communiquer en anglais. J’avais comme beaucoup de gens, la perception de faire tout cela assez bien, quoique je ressentais de l’inconfort.

De fait, je ne vivais pas seulement de l’inconfort…

Comme une majorité des Québécois, je traduisais ce que je pensais bien comprendre. Je pensais comprendre alors qu’en fait, je comprenais mal, je me faisais de fausses images de ce que l’on me disait. Pire encore, je ne pouvais dire que peu de choses qui avaient réellement du sens pour mes interlocuteurs.

Le saviez-vous? Les Anglophones ne corrigent pas les erreurs, car reprendre quelqu’un est une grande marque d’impolitesse, pour eux. Donc, je baragouinais des choses sans que personne ne me reprenne… Ouf.

Depuis, que j’ai débuté ma formation à l’Académie Doyle, ma compréhension de ce qu’est la BONNE façon de s’exprimer et de comprendre l’anglais a complètement changé. Je suis très fier d’être officiellement de la promotion septembre 2016 et d’avoir gradué mon cours avec mention.

Aujourd’hui, comme tous les jours, j’ai du plaisir à lire, à écrire, à écouter et à discuter en anglais.

Je comprends mieux la réflexion que font les anglophones dans leur langue ce qui est VRAIMENT différent de notre réalité comme francophone. En fait, les anglophones et les francophones pensent différemment. Quelle découverte! Croyez-le ou non, bien interagir avec les anglophones me comble. Ça me rend tout simplement heureux!

Éric Boisvert,
Gestionnaire, Impartition Stratégique, Impression Stratégique, Élite Coach

Créer une « boîte » anglaise dans votre cerveau avec les connexions neurologiques appropriées

 

Dans la dernière chronique, nous avons vu comment, les enfants exposés dans leur jeune âge à 2 langues, se créent naturellement une boîte pour chaque langue. Par exemple, l’enfant qui a une mère francophone et un père anglophone, va développer 2 boîtes langagières. Il va s’exprimer en français avec sa mère et en anglais avec son père. Logique n’est-ce pas?

Voici la question qui tue : Pourrait-on enseigner aux adultes à se créer une deuxième ou troisième boîte langagière comme les enfants le font?

 

La plupart des spécialistes à qui vous allez poser la question vont vous dire que cette flexibilité du cerveau de l’enfant en bas âge, n’existe plus à d’autres âges de la vie. Si ce moment précieux dans le développement de l’enfant n’a pas été sollicité au bon moment, et bien, c’est trop tard !

À l’Académie Doyle Inc. L’Apprentissage Permanent des Langues©, nous pensons différemment. En effet, c’est non seulement ce que nous préconisons, mais de plus, c’est ce que nous faisons. Avec nos étudiants, nous entreprenons un voyage linguistique de 152 heures qui les mènera à l’autonomie. En suivant notre méthode simple et logique fondée sur les neurosciences, ils arriveront à créer, nourrir et entretenir cette boîte. C’est en fait, l’élément clé qui nous permet de dire que l’apprentissage devient permanent.

Excitant? Pour nous, ça l’est !

Cet apprentissage passe par 3 étapes. Premièrement, les fondements de la langue. En effet, il nous faut revoir les éléments de grammaire essentiels à la maîtrise de la langue. Par exemple, pour nous, les temps de verbes d’une langue représentent l’épine dorsale qui va transporter mes idées correctement. Deuxièmement, pendant l’appropriation, nous allons  avec nos connaissances grammaticales, apprendre à former des phrases et nous exprimer de mieux en mieux. Finalement, l’intégration et la consolidation nous permettent de plonger, en anglais, dans notre propre vie et nos propres expériences. Nous vivons la langue Nous nous exprimons avec facilité et avec fluidité.

Les cours à distance ou les cours en ligne, qu’est-ce que c’est exactement?

 

Avez-vous entendu parler des cours à distance?

Quand vous suivez des cours à distance à l’université ou ailleurs, les contenus sont, la plupart du temps, préprogrammés d’avance. Les contenus sont préparés et les interventions du professeur sont limitées. Il intervient à certains moments du cours, corrige les examens, prépare un atelier et vous donne une note de fin de cours. Parce que nous utilisons les neurosciences, vous apprenez sans « par cœur », votre parcours est donc bien différent !

Pourquoi?

À l’Académie Doyle, les cours à distance sont de très grande qualité. En fait, ils sont exactement les mêmes que les cours donnés en classe. Le professeur est avec vous et il vous suit, pas à pas dans votre démarche. Sa mission? Vous enseigner l’anglais oui, mais en utilisant les neurosciences cognitives pour le faire. Ils permettent à des gens de différentes régions de pouvoir apprendre ensemble tout en s’amusant !

Vraiment?

Votre professeur est avec vous, tout au long de votre apprentissage. Il est avec vous, corrige votre prononciation, vous encourage et vous observe. Il s’assure donc des interactions, stimule votre apprentissage en utilisant tous vos sens, vous présente des contenus inédits pour assurer que vous appreniez sans « par cœur ». C’est tout simplement génial! Vous êtes à la fois à votre bureau, en pantoufles, votre café ou tisane à la main et vous rejoignez vos collègues et amis à chaque semaine à la même heure. Au fil des 152 heures de cours, il se développe une camaraderie et une complicité extraordinaire entre les participants. Chacun participe au succès de tous.

Faire comme les enfants le font

 

Les recherches et l’expérience ont démontré que les enfants, exposés à deux langues à un jeune âge, apprennent leur deuxième langue assez facilement. Ils sont capables d’interagir dans leur langue maternelle et aussi dans leur langue seconde. Ils ont donc deux façons de penser : dans leur langue maternelle et dans leur langue seconde.

Quand l’enfant commence l’école et qu’il apprend le raisonnement académique, cette faculté disparaît. Il apprend moins spontanément et développe surtout son intelligence verbale, motrice et mathématique. Ce sont d’ailleurs ces intelligences qui sont mesurées à l’école.

Tout le monde pense que les adultes ne peuvent plus apprendre comme les petits enfants le font.

 

Est-ce vrai?

 

Est-ce que les cours académiques sont construits pour permettre aux étudiants d’intérioriser la matière?

Les recherches en neurosciences apportent un tout nouvel éclairage sur l’apprentissage. Je ne prendrai ici qu’un seul aspect de cette question. Je vous parlerai de la mémoire.

Le système scolaire, de la maternelle à l’université se base beaucoup sur la mémoire des étudiants et c’est sur cette capacité qu’ils sont notés. Il suffit d’apprendre par cœur la matière à l’examen et hop! Le tout est joué!

Malheur! 6 mois plus tard, vous n’avez retenu que de 30% à 40% de la matière. C’est le constant que vous faites à chaque fois, j’en suis sûre, parce que ça aussi a été démontré.

Les neurosciences nous apportent un éclairage nouveau sur la mémoire comme sur beaucoup d’autres aspect du fonctionnement de notre cerveau.. La matière apprise dans un support émotionnel est beaucoup mieux retenue. L’amygdale et l’hippocampe travaillent de concert pour assurer une rétention à long terme de la matière enseignée. Voyons ce que l’encyclopédie Larousse nous en dit :

Hippocampe et amygdale : les circuits de mémorisation

Partie interne d’un hémisphère cérébral montrant les quatre structures du circuit de Papez et leurs interconnexions. Ce circuit est impliqué dans l’apprentissage d’informations nouvelles.

© Archives Larousse

Les symptômes d’une difficulté d’expression orale

 

Source de l’image : https://bit.ly/2c04qF3

 

La semaine dernière, nous avons vu ce que c’est que l’apprentissage permanent des langues, la méthode Doyle qui, grâce à l’apport des neurosciences, permet aux adultes de s’approprier la langue, un peu comme les enfants le font.

Aujourd’hui, nous verrons quels sont les symptômes d’une difficulté d’expression orale. Voici ce qui est typique de cette condition. Une personne est capable de reconnaître beaucoup de mots. Par exemple, elle est capable de lire un texte, même compliqué mais dans son domaine d’expertise, avec un dictionnaire. Elle est capable de regarder une émission de divertissement ou un film avec les sous-titres anglais. Cependant, quand vient le temps de parler, cette même personne ne réussit pas à bien s’exprimer. Les mots se bousculent dans sa tête. Ils n’arrivent pas à franchir ses lèvres correctement. La personne commence à traduire son idée du mieux qu’elle peut, les temps de verbes ne se placent pas naturellement dans le discours. Le résultat est malheureusement très décevant.

Que s’est-il passé?

Les méthodes traditionnelles d’enseignement misent souvent sur le « par cœur », les exercices écrits et la conversation pour soutenir l’apprentissage. Ce que les neurosciences nous ont fait découvrir c’est que ce type d’enseignement ne s’appuie que sur 2 formes d’intelligences : la logico mathématique et verbale. Ce sont ces intelligences qui permettent de mesurer le quotient intellectuel (QI) à l’école, au collège et à l’université.

Cependant, Howard Gardner a, quant à lui, découvert 7 autres formes d’intelligences que nous utilisons pour faciliter la rétention sans avoir recours au « par cœur ».

 

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Apprendre est vraiment plus facile quand la matière s’incarne dans la vie de l’étudiant. Les références deviennent internes plutôt qu’externes. L’étudiant s’approprie la matière à travers ses propres émotions, son propre vécu et ses propres expériences. C’est logique n’est-ce pas? La grammaire elle-même peut devenir intéressante, voire même passionnante…

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C’est ce que la technique de l’apprentissage permanent des langues nous permet de faire dans un temps record avec nos étudiants. Les formes d’intelligences ne disent pas tout.

«L’apprentissage permanent des langues»

1. Qu’est-ce que c’est?

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Source de l’image : https://bit.ly/2bOT04j

Parce que nous utilisons les neurosciences dans la méthode Doyle, c’est le résultat attendu après avoir suivi le cours «Vers l’Autonomie» en 152 heures. Quand vous choisissez le cours «Vers l’Autonomie», vous voulez des résultats.

C’est nouveau?

L’apprentissage permanent des langues est une méthode que nous avons commencé à développer en 2003. C’est en effet à ce moment que Susan Doyle a été engagée pour donner des cours d’anglais dans une école renommée de Québec.

À sa grande surprise, elle a découvert des étudiants à la fois motivés à apprendre mais, en même temps, découragés parce qu’ils ne parlaient pas avec fluidité et ce malgré le fait que plusieurs avaient étudié depuis de nombreuses années.

Susan aussitôt fait le parallèle avec les enfants. Quand ils sont exposés dès un très jeune âge à une langue seconde, les enfants se mettent en mode apprentissage. Ils sont prêts. Il en va de leur survie. S’ils sont entourés de personnes ou d’une personne significative parlant l’anglais pour les fins de notre exemple, ils mettront tout en œuvre pour maîtriser cette langue.

Les adultes pourraient-ils, eux aussi apprendre facilement sans traduire?

Grâce à l’apport des neurosciences, la méthode Doyle permet aux adultes de s’approprier la langue, un peu comme les enfants le font : rapidement et facilement. Un cheminement de 152 heures permet d’acquérir l’autonomie : ce que je dis, ce que j’écris, ce que je comprends et ce que je lis, toutes ces habiletés sont au même niveau. Nous créons pour les neurosciences cognitives des assises solides dans votre cerveau. Non seulement vous pensez en anglais mais vous vivez en anglais, comme les anglophones le font.

C’est ce que nous appelons l’apprentissage permanent des langues : les résultats demeurent.

Pourquoi?

Susan Doyle s’exprime ainsi : « On ne peut apprendre une langue comme une autre matière académique, la méthode Doyle nous permet de créer de nouvelles connexions neurologiques dans notre cerveau ».

Can I Have a Donut Please?

Beignets

Voici une histoire bien cocasse d’un participant du Marathon d’Ottawa, qui avait lieu la fin de semaine dernière. Après le marathon, il avait un petit creux…

Il décide donc d’aller dans un service de restauration rapide pour savourer un délicieux beignet. Après tous ces efforts, il méritait bien cette récompense!

Il demande à la jeune fille derrière le comptoir : « Can I have 12 donuts please? » À sa grande surprise, elle ne comprend pas ce qu’il dit.

Mais pourquoi? C’est pourtant clair! Et c’est une phrase complète et très polie.

Origines et prononciation!

Cette fois-ci, le problème de communication n’est pas dans la formulation ou dans l’utilisation des mots, elle se situe au niveau de la prononciation du mot « donut ». En effet, si l’on consulte le dictionnaire, nous constaterons que le meilleur mot pour désigner cette pâtisserie est « doughnut ». Bon, encore autre chose vous dites-vous!

En effet, les Américains aiment bien jouer avec les mots et les déformer. À l’origine, le mot « doughnut » vient de « dough », et ce dernier signifie de la pâte. Et puisque le beignet est fait de pâte, la prononciation du mot « dough » n’est pas la même que « do ».

Dans l’anecdote évoquée précédemment, lorsque le marathonien disait « donut » (son ou) au lieu de « doughnut » (son o), l’employée ne pouvait pas comprendre. Elle restait fixée sur quelque chose de négatif, soit « do not ».

Par exemple, si je dis : « Do not enter », il s’agit là d’une interdiction. L’employé se demandait donc ce qui n’allait pas! Elle ne saisissait pas pourquoi le client utilise une interdiction dans sa question. Elle se demande qu’est-ce qu’elle peut faire pour l’aider et ce qu’il veut finalement, est-ce des beignets ou autre chose?

Confusion entre francophones; est-ce possible?

Sceptique? Pourtant, des confusions semblables peuvent se produire également entre francophones. L’autre jour, dans un autre restaurant rapide où le client peut choisir les légumes à mettre dans son sandwich, il demanda des poivrons. La jeune fille regardait les aliments dans le comptoir et ne comprenait pas du tout de quoi il s’agissait. Après que l’homme ait pointé du doigt ledit légume en question, elle répondit : « Ah, des piments verts! ». Vous voyez, il peut y avoir confusion dans toutes les langues, même dans votre langue maternelle.

Alors, si vous voulez un beignet, n’oubliez pas de bien prononcer « donut » (son do) afin de pouvoir le savourer, et ce sans questionnement!

Voici deux définitions :

dough/doʊ /noun
1 [ uncountable ,  singular ] a mixture of flour, water, etc. that is made into bread and pastry
Knead the dough on a floured surface.
2 [ uncountable ] ( old-fashioned , slang ) money
Oxford University Press, 2011
Oxford Advanced American Dictionary

don’t/doʊnt/short form
do not
Oxford University Press, 2011

Pigs Might Fly or When Pigs Fly

Des cochons qui volent?

Avez-vous déjà vu des cochons voler? Mais, voyons, c’est impossible!

Si je regarde les arbres près de chez moi, bien peu d’entre eux seraient capables de supporter le poids de cet animal. Il en va de même des fils électriques autour de la maison. Comment un cochon pourrait-il s’y percher? Alors, qu’en est-il de cette expression « pigs might fly » qui signifie que des cochons pourraient voler?

C’est une expression idiomatique tout à fait du monde de l’imaginaire et qui signifie une totale impossibilité. Jamais, au grand jamais vous ne verrez ces animaux voler.

En français maintenant!

Comme nous l’avons déjà expliqué plusieurs fois, il existe au moins une expression en français, que tous connaissent. Quelle est selon vous l’expression qui exprime cette idée d’impossibilité? Est-ce que l’expression « quand les poules auront des dents » vous dit quelque chose? Je suis certaine que vous l’utilisez ou du moins que vous l’avez déjà entendu.

Quand les poules auront des dents

Tout comme le cochon qui vole, une poule ne pourra jamais avoir des dents.

Voilà deux expressions idiomatiques correspondantes. Comment la traduire en anglais? Pour vous faire bien comprendre, vous devez dire : « Pigs might fly ». Cependant, si vous traduisez mot à mot l’expression française par : « Chicken will have teeth », un anglophone risquerait de ne pas vous comprendre.

Un peu d’histoire

Cette expression « pigs might fly » date de plusieurs centaines d’années. Son apparition varie selon les auteurs que j’ai consultés. Ce qui est certain, c’est qu’elle s’est développée au fil du temps, autour du 16e ou du 17e siècle.

Pourquoi donc choisir cet animal parmi tant d’autres? Pour la plupart des personnes, le cochon est sans aucun doute l’animal qui semble le moins capable de voler, étant donné son manque de grâce et sa démarche, somme toute, son allure générale, disons-le pas très élégante. C’est la raison pour laquelle ils l’ont choisi à l’époque. L’idée d’un cochon qui vole est plutôt farfelue. N’est-ce pas?

Premier cochon volant En 1909, pour faire une blague qui prouverait que les cochons sont capables de voler, l’aviateur Baron Brabazon of Tara, qui était un pionnier de l’air à son époque (John Theodore Cuthbert Moore Brabazon, de son vrai nom) prit un cochonnet avec lui à bord de son biplan privé en le ficelant dans un panier. Ce fut le premier et le dernier cochon à voler…

Des animaux différents

Une fois encore dans cette expression les animaux diffèrent, mais le sens reste le même, soit l’idée d’impossibilité. Chaque langue a sa propre expression, alors utilisez-les adéquatement pour ne créer d’incompréhension chez votre interlocuteur.