Créer une « boîte » anglaise dans votre cerveau avec les connexions neurologiques appropriées

 

Dans la dernière chronique, nous avons vu comment, les enfants exposés dans leur jeune âge à 2 langues, se créent naturellement une boîte pour chaque langue. Par exemple, l’enfant qui a une mère francophone et un père anglophone, va développer 2 boîtes langagières. Il va s’exprimer en français avec sa mère et en anglais avec son père. Logique n’est-ce pas?

Voici la question qui tue : Pourrait-on enseigner aux adultes à se créer une deuxième ou troisième boîte langagière comme les enfants le font?

 

La plupart des spécialistes à qui vous allez poser la question vont vous dire que cette flexibilité du cerveau de l’enfant en bas âge, n’existe plus à d’autres âges de la vie. Si ce moment précieux dans le développement de l’enfant n’a pas été sollicité au bon moment, et bien, c’est trop tard !

À l’Académie Doyle Inc. L’Apprentissage Permanent des Langues©, nous pensons différemment. En effet, c’est non seulement ce que nous préconisons, mais de plus, c’est ce que nous faisons. Avec nos étudiants, nous entreprenons un voyage linguistique de 152 heures qui les mènera à l’autonomie. En suivant notre méthode simple et logique fondée sur les neurosciences, ils arriveront à créer, nourrir et entretenir cette boîte. C’est en fait, l’élément clé qui nous permet de dire que l’apprentissage devient permanent.

Excitant? Pour nous, ça l’est !

Cet apprentissage passe par 3 étapes. Premièrement, les fondements de la langue. En effet, il nous faut revoir les éléments de grammaire essentiels à la maîtrise de la langue. Par exemple, pour nous, les temps de verbes d’une langue représentent l’épine dorsale qui va transporter mes idées correctement. Deuxièmement, pendant l’appropriation, nous allons  avec nos connaissances grammaticales, apprendre à former des phrases et nous exprimer de mieux en mieux. Finalement, l’intégration et la consolidation nous permettent de plonger, en anglais, dans notre propre vie et nos propres expériences. Nous vivons la langue Nous nous exprimons avec facilité et avec fluidité.

Les cours à distance ou les cours en ligne, qu’est-ce que c’est exactement?

 

Avez-vous entendu parler des cours à distance?

Quand vous suivez des cours à distance à l’université ou ailleurs, les contenus sont, la plupart du temps, préprogrammés d’avance. Les contenus sont préparés et les interventions du professeur sont limitées. Il intervient à certains moments du cours, corrige les examens, prépare un atelier et vous donne une note de fin de cours. Parce que nous utilisons les neurosciences, vous apprenez sans « par cœur », votre parcours est donc bien différent !

Pourquoi?

À l’Académie Doyle, les cours à distance sont de très grande qualité. En fait, ils sont exactement les mêmes que les cours donnés en classe. Le professeur est avec vous et il vous suit, pas à pas dans votre démarche. Sa mission? Vous enseigner l’anglais oui, mais en utilisant les neurosciences cognitives pour le faire. Ils permettent à des gens de différentes régions de pouvoir apprendre ensemble tout en s’amusant !

Vraiment?

Votre professeur est avec vous, tout au long de votre apprentissage. Il est avec vous, corrige votre prononciation, vous encourage et vous observe. Il s’assure donc des interactions, stimule votre apprentissage en utilisant tous vos sens, vous présente des contenus inédits pour assurer que vous appreniez sans « par cœur ». C’est tout simplement génial! Vous êtes à la fois à votre bureau, en pantoufles, votre café ou tisane à la main et vous rejoignez vos collègues et amis à chaque semaine à la même heure. Au fil des 152 heures de cours, il se développe une camaraderie et une complicité extraordinaire entre les participants. Chacun participe au succès de tous.

Faire comme les enfants le font

 

Les recherches et l’expérience ont démontré que les enfants, exposés à deux langues à un jeune âge, apprennent leur deuxième langue assez facilement. Ils sont capables d’interagir dans leur langue maternelle et aussi dans leur langue seconde. Ils ont donc deux façons de penser : dans leur langue maternelle et dans leur langue seconde.

Quand l’enfant commence l’école et qu’il apprend le raisonnement académique, cette faculté disparaît. Il apprend moins spontanément et développe surtout son intelligence verbale, motrice et mathématique. Ce sont d’ailleurs ces intelligences qui sont mesurées à l’école.

Tout le monde pense que les adultes ne peuvent plus apprendre comme les petits enfants le font.

 

Est-ce vrai?

 

Est-ce que les cours académiques sont construits pour permettre aux étudiants d’intérioriser la matière?

Les recherches en neurosciences apportent un tout nouvel éclairage sur l’apprentissage. Je ne prendrai ici qu’un seul aspect de cette question. Je vous parlerai de la mémoire.

Le système scolaire, de la maternelle à l’université se base beaucoup sur la mémoire des étudiants et c’est sur cette capacité qu’ils sont notés. Il suffit d’apprendre par cœur la matière à l’examen et hop! Le tout est joué!

Malheur! 6 mois plus tard, vous n’avez retenu que de 30% à 40% de la matière. C’est le constant que vous faites à chaque fois, j’en suis sûre, parce que ça aussi a été démontré.

Les neurosciences nous apportent un éclairage nouveau sur la mémoire comme sur beaucoup d’autres aspect du fonctionnement de notre cerveau.. La matière apprise dans un support émotionnel est beaucoup mieux retenue. L’amygdale et l’hippocampe travaillent de concert pour assurer une rétention à long terme de la matière enseignée. Voyons ce que l’encyclopédie Larousse nous en dit :

Hippocampe et amygdale : les circuits de mémorisation

Partie interne d’un hémisphère cérébral montrant les quatre structures du circuit de Papez et leurs interconnexions. Ce circuit est impliqué dans l’apprentissage d’informations nouvelles.

© Archives Larousse

Les symptômes d’une difficulté d’expression orale

 

Source de l’image : https://bit.ly/2c04qF3

 

La semaine dernière, nous avons vu ce que c’est que l’apprentissage permanent des langues, la méthode Doyle qui, grâce à l’apport des neurosciences, permet aux adultes de s’approprier la langue, un peu comme les enfants le font.

Aujourd’hui, nous verrons quels sont les symptômes d’une difficulté d’expression orale. Voici ce qui est typique de cette condition. Une personne est capable de reconnaître beaucoup de mots. Par exemple, elle est capable de lire un texte, même compliqué mais dans son domaine d’expertise, avec un dictionnaire. Elle est capable de regarder une émission de divertissement ou un film avec les sous-titres anglais. Cependant, quand vient le temps de parler, cette même personne ne réussit pas à bien s’exprimer. Les mots se bousculent dans sa tête. Ils n’arrivent pas à franchir ses lèvres correctement. La personne commence à traduire son idée du mieux qu’elle peut, les temps de verbes ne se placent pas naturellement dans le discours. Le résultat est malheureusement très décevant.

Que s’est-il passé?

Les méthodes traditionnelles d’enseignement misent souvent sur le « par cœur », les exercices écrits et la conversation pour soutenir l’apprentissage. Ce que les neurosciences nous ont fait découvrir c’est que ce type d’enseignement ne s’appuie que sur 2 formes d’intelligences : la logico mathématique et verbale. Ce sont ces intelligences qui permettent de mesurer le quotient intellectuel (QI) à l’école, au collège et à l’université.

Cependant, Howard Gardner a, quant à lui, découvert 7 autres formes d’intelligences que nous utilisons pour faciliter la rétention sans avoir recours au « par cœur ».

 

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Apprendre est vraiment plus facile quand la matière s’incarne dans la vie de l’étudiant. Les références deviennent internes plutôt qu’externes. L’étudiant s’approprie la matière à travers ses propres émotions, son propre vécu et ses propres expériences. C’est logique n’est-ce pas? La grammaire elle-même peut devenir intéressante, voire même passionnante…

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C’est ce que la technique de l’apprentissage permanent des langues nous permet de faire dans un temps record avec nos étudiants. Les formes d’intelligences ne disent pas tout.

«L’apprentissage permanent des langues»

1. Qu’est-ce que c’est?

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Source de l’image : https://bit.ly/2bOT04j

Parce que nous utilisons les neurosciences dans la méthode Doyle, c’est le résultat attendu après avoir suivi le cours «Vers l’Autonomie» en 152 heures. Quand vous choisissez le cours «Vers l’Autonomie», vous voulez des résultats.

C’est nouveau?

L’apprentissage permanent des langues est une méthode que nous avons commencé à développer en 2003. C’est en effet à ce moment que Susan Doyle a été engagée pour donner des cours d’anglais dans une école renommée de Québec.

À sa grande surprise, elle a découvert des étudiants à la fois motivés à apprendre mais, en même temps, découragés parce qu’ils ne parlaient pas avec fluidité et ce malgré le fait que plusieurs avaient étudié depuis de nombreuses années.

Susan aussitôt fait le parallèle avec les enfants. Quand ils sont exposés dès un très jeune âge à une langue seconde, les enfants se mettent en mode apprentissage. Ils sont prêts. Il en va de leur survie. S’ils sont entourés de personnes ou d’une personne significative parlant l’anglais pour les fins de notre exemple, ils mettront tout en œuvre pour maîtriser cette langue.

Les adultes pourraient-ils, eux aussi apprendre facilement sans traduire?

Grâce à l’apport des neurosciences, la méthode Doyle permet aux adultes de s’approprier la langue, un peu comme les enfants le font : rapidement et facilement. Un cheminement de 152 heures permet d’acquérir l’autonomie : ce que je dis, ce que j’écris, ce que je comprends et ce que je lis, toutes ces habiletés sont au même niveau. Nous créons pour les neurosciences cognitives des assises solides dans votre cerveau. Non seulement vous pensez en anglais mais vous vivez en anglais, comme les anglophones le font.

C’est ce que nous appelons l’apprentissage permanent des langues : les résultats demeurent.

Pourquoi?

Susan Doyle s’exprime ainsi : « On ne peut apprendre une langue comme une autre matière académique, la méthode Doyle nous permet de créer de nouvelles connexions neurologiques dans notre cerveau ».

Can I Have a Donut Please?

Beignets

Voici une histoire bien cocasse d’un participant du Marathon d’Ottawa, qui avait lieu la fin de semaine dernière. Après le marathon, il avait un petit creux…

Il décide donc d’aller dans un service de restauration rapide pour savourer un délicieux beignet. Après tous ces efforts, il méritait bien cette récompense!

Il demande à la jeune fille derrière le comptoir : « Can I have 12 donuts please? » À sa grande surprise, elle ne comprend pas ce qu’il dit.

Mais pourquoi? C’est pourtant clair! Et c’est une phrase complète et très polie.

Origines et prononciation!

Cette fois-ci, le problème de communication n’est pas dans la formulation ou dans l’utilisation des mots, elle se situe au niveau de la prononciation du mot « donut ». En effet, si l’on consulte le dictionnaire, nous constaterons que le meilleur mot pour désigner cette pâtisserie est « doughnut ». Bon, encore autre chose vous dites-vous!

En effet, les Américains aiment bien jouer avec les mots et les déformer. À l’origine, le mot « doughnut » vient de « dough », et ce dernier signifie de la pâte. Et puisque le beignet est fait de pâte, la prononciation du mot « dough » n’est pas la même que « do ».

Dans l’anecdote évoquée précédemment, lorsque le marathonien disait « donut » (son ou) au lieu de « doughnut » (son o), l’employée ne pouvait pas comprendre. Elle restait fixée sur quelque chose de négatif, soit « do not ».

Par exemple, si je dis : « Do not enter », il s’agit là d’une interdiction. L’employé se demandait donc ce qui n’allait pas! Elle ne saisissait pas pourquoi le client utilise une interdiction dans sa question. Elle se demande qu’est-ce qu’elle peut faire pour l’aider et ce qu’il veut finalement, est-ce des beignets ou autre chose?

Confusion entre francophones; est-ce possible?

Sceptique? Pourtant, des confusions semblables peuvent se produire également entre francophones. L’autre jour, dans un autre restaurant rapide où le client peut choisir les légumes à mettre dans son sandwich, il demanda des poivrons. La jeune fille regardait les aliments dans le comptoir et ne comprenait pas du tout de quoi il s’agissait. Après que l’homme ait pointé du doigt ledit légume en question, elle répondit : « Ah, des piments verts! ». Vous voyez, il peut y avoir confusion dans toutes les langues, même dans votre langue maternelle.

Alors, si vous voulez un beignet, n’oubliez pas de bien prononcer « donut » (son do) afin de pouvoir le savourer, et ce sans questionnement!

Voici deux définitions :

dough/doʊ /noun
1 [ uncountable ,  singular ] a mixture of flour, water, etc. that is made into bread and pastry
Knead the dough on a floured surface.
2 [ uncountable ] ( old-fashioned , slang ) money
Oxford University Press, 2011
Oxford Advanced American Dictionary

don’t/doʊnt/short form
do not
Oxford University Press, 2011

Pigs Might Fly or When Pigs Fly

Des cochons qui volent?

Avez-vous déjà vu des cochons voler? Mais, voyons, c’est impossible!

Si je regarde les arbres près de chez moi, bien peu d’entre eux seraient capables de supporter le poids de cet animal. Il en va de même des fils électriques autour de la maison. Comment un cochon pourrait-il s’y percher? Alors, qu’en est-il de cette expression « pigs might fly » qui signifie que des cochons pourraient voler?

C’est une expression idiomatique tout à fait du monde de l’imaginaire et qui signifie une totale impossibilité. Jamais, au grand jamais vous ne verrez ces animaux voler.

En français maintenant!

Comme nous l’avons déjà expliqué plusieurs fois, il existe au moins une expression en français, que tous connaissent. Quelle est selon vous l’expression qui exprime cette idée d’impossibilité? Est-ce que l’expression « quand les poules auront des dents » vous dit quelque chose? Je suis certaine que vous l’utilisez ou du moins que vous l’avez déjà entendu.

Quand les poules auront des dents

Tout comme le cochon qui vole, une poule ne pourra jamais avoir des dents.

Voilà deux expressions idiomatiques correspondantes. Comment la traduire en anglais? Pour vous faire bien comprendre, vous devez dire : « Pigs might fly ». Cependant, si vous traduisez mot à mot l’expression française par : « Chicken will have teeth », un anglophone risquerait de ne pas vous comprendre.

Un peu d’histoire

Cette expression « pigs might fly » date de plusieurs centaines d’années. Son apparition varie selon les auteurs que j’ai consultés. Ce qui est certain, c’est qu’elle s’est développée au fil du temps, autour du 16e ou du 17e siècle.

Pourquoi donc choisir cet animal parmi tant d’autres? Pour la plupart des personnes, le cochon est sans aucun doute l’animal qui semble le moins capable de voler, étant donné son manque de grâce et sa démarche, somme toute, son allure générale, disons-le pas très élégante. C’est la raison pour laquelle ils l’ont choisi à l’époque. L’idée d’un cochon qui vole est plutôt farfelue. N’est-ce pas?

Premier cochon volant En 1909, pour faire une blague qui prouverait que les cochons sont capables de voler, l’aviateur Baron Brabazon of Tara, qui était un pionnier de l’air à son époque (John Theodore Cuthbert Moore Brabazon, de son vrai nom) prit un cochonnet avec lui à bord de son biplan privé en le ficelant dans un panier. Ce fut le premier et le dernier cochon à voler…

Des animaux différents

Une fois encore dans cette expression les animaux diffèrent, mais le sens reste le même, soit l’idée d’impossibilité. Chaque langue a sa propre expression, alors utilisez-les adéquatement pour ne créer d’incompréhension chez votre interlocuteur.

It is raining cats and dogs!

Saviez-vous que les expressions idiomatiques sont présentes dans toutes les langues du monde? Ce sont des expressions populaires qui se transmettent avec la langue, cela fait partie intégrante de la culture. Chacune d’entre elles permet d’imager une situation particulière en l’illustrant d’une façon très particulière. La plupart du temps, ces expressions réfèrent à des situations qui sont imaginaires, exagérées, voire impossibles ou loufoques.

Connaissez-vous l’expression : « it is raining cats and dogs »?

Littéralement, cette expression veut dire qu’il pleut des chats et des chiens. Comment est-ce possible? Avez-vous déjà vu pleuvoir des animaux? Bien sûr que non!

En français, nous avons aussi des expressions idiomatiques reliées à la pluie. Par exemple, il pleut des clous ou il pleut à boire debout. Vous avez déjà entendu ces expressions, n’est-ce pas? Personne n’a vu tomber des clous ni n’a bu de la pluie. Ces expressions ne décrivent pas une situation réelle. Il existe donc un lien « fantastique » entre les expressions idiomatiques anglaises et françaises.

Ce qui est intéressant de constater, comme nous venons de le mentionner, c’est que la pluie qui tombe dru a inspiré des images différentes en anglais et en français.

Maison avec un toit de chaume D’où peut donc venir cette expression : il pleut des chats et des chiens? Plusieurs sources nous reportent au XVIe siècle, dans les villages anglais. Nous pouvions y voir, à l’époque, des maisons et des bâtiments avec des toits de chaume. Un décor très champêtre et paisible!

Comme ces toits n’étaient pas bien isolés, les petits animaux se réfugiaient sur le toit pour se tenir au chaud pendant la saison froide. C’est difficile d’imaginer des chats ou des chiens, en fait c’était plutôt différentes espèces de petits oiseaux.

L’expression se serait développée, au fil du temps. Les petits animaux, blottis sur le toit, seraient littéralement tombés du toit, chassé par les torrents d’eau. De la même façon, un toit usé ou défectueux aurait même pu laisser entrer des animaux à l’intérieur de la maison quand la pluie s’abattait férocement sur le bâtiment.

bibliothèque Paul-Aimé-Paiement

Aujourd’hui, nous avons des toits verts. Nous revenons donc à une tradition ancestrale qui est un souci écologique. Bien évidemment, ces toits verts sont construits différemment et ne seront jamais perméables aux animaux.

Soyez donc sans crainte, vous ne verrez jamais tomber des chiens ou des chats, les jours de grandes pluies.

Comme nous le disions plus haut, ce qui est le plus important dans cet article, ce dont on doit se souvenir c’est que des expressions idiomatiques équivalentes vont utiliser des images différentes selon la langue utilisée. La traduction de ces images du français à l’anglais est donc incompréhensible pour votre interlocuteur.

Par exemple, si je suis francophone et je dis : « It is raining nails » (il pleut des clous), cette expression ne correspond à rien en anglais. En conséquence, votre interlocuteur ne pourra jamais comprendre de quoi vous parlez.

Alors, souvenez-vous d’utiliser les bonnes images afin que l’expression soit parfaitement comprise!

Information pratique : le gouvernement du Canada a un service de météo en ligne. C’est un site Internet très intéressant pour améliorer votre vocabulaire au sujet de la température. Voici le lien : https://weather.gc.ca/

*Première image : maison avec un toit de chaume
**Deuxième image : le toit vert de la bibliothèque Paul-Aimé-Paiement à Charlesbourg, Québec.

Chat ou grenouille, quelle est la différence?

frog in the throat

Une personne qui est en voyage d’affaires veut négocier les derniers termes d’un contrat important. Cependant, elle est soudainement déconcentrée parce qu’elle a un chat dans la gorge. Elle essaie de le dire pour se faire comprendre par ces interlocuteurs anglophones :

— Excuse me, I have a cat in my throat? ». … Hum… hum…
— « What? »

Pourquoi, selon vous, votre interlocuteur ne comprend-il pas? Il s’agit pourtant d’une expression toute naturelle. Vous voulez simplement indiquer que vous vous êtes étouffé, que vous ne toussez pas parce que vous êtes malade, mais tout simplement parce que quelque chose ne passe pas bien dans votre trachée. Pour bien expliquer ce qui se passe, laissez-moi vous suggérer d’utiliser : « I have a sore throat ». Cette option vous permettra de garder le contrôle de la conversation.

En effet, si je dis cette même expression en anglais, « I have a cat in my throat », en la traduisant, mon message a des chances de ne pas être compris. Avoir un chat dans la gorge est une expression idiomatique en français. Une expression idiomatique se caractérise par l’utilisation de mots qui prennent un sens nouveau dans une association.

En anglais, il existe aussi une expression idiomatique qui correspond à celle dont nous venons de parler. Cependant, l’animal concerné dans l’expression est différent. Nous disons plutôt « I have a frog in the throat » en anglais. Il s’agit donc bien d’une grenouille et non d’un chat que notre ami anglophone pourrait avoir dans la gorge.

Si, en parlant anglais, je veux décrire cette situation, je ne peux pas traduire. Si je dis : « I have a cat in my throat », cette expression ne veut rien dire du tout. Au contraire, elle pourrait amener mon interlocuteur à s’inquiéter ou à penser que vous représentez un danger pour sa santé.

Un chat ou une grenouille?

Vous me direz, mais voyons, que ce soit un chat ou une grenouille, quelle est la différence? C’est une expression qui est facile à comprendre, n’est-ce pas? Tout le monde devrait savoir que c’est une façon de parler! Mais, avez-vous pensé que cette façon de parler pourrait faire penser à un virus?

Les virus virulents tout le monde en a peur!

Vous souvenez-vous de la grippe aviaire?

C’est une grippe qui a sévi il y a quelques années. Cette grippe affligeait les oiseaux. Dans certains cas, ce virus a été transmis des oiseaux aux humains, avec des conséquences très graves.

Et le virus H1N1?

Considérons ce fait : depuis quelques années, nous avons eu différentes épidémies de grippe. N’est-ce pas? Tout le monde se souvient de la H1N1 qui a frappé en 2009. Les gens ont eu tellement peur de cette grippe que la majorité des personnes se sont présentées afin de recevoir le vaccin. C’est ce que nous avons aussi appelé la grippe porcine. Elle s’était répandue dans les fermes porcines autour du monde et ne devait pas affecter les humains.

Maintenant, le virus Zika, en avez-vous entendu parler?

Ce virus, transmis par un moustique n’est pas plus rassurant. Les chercheurs pensent que nous devons protéger les femmes enceintes, car les effets sont très néfastes pour celles-ci.

Donc, tous ces virus sont associés à de nouvelles pathologies et ils se sont ou s’étaient propagés par la transmission de différents animaux.

La plus célèbre pandémie est sans aucun doute la grippe espagnole qui a fait des ravages en 1918 et 1919 et qui avait également été provoquée par un virus A (H1N1). »

Vous ne voulez tout de même pas effrayer votre interlocuteur en lui laissant croire que vous avez un virus…

Alors, la prochaine fois que vous aurez cette sensation de picotement dans la gorge, je vous conseille fortement de dire « I have a sore throat! ». Ainsi, vos interlocuteurs anglophones vous comprendront et personne n’aura peur de vous!

Avez-vous dit: « UNDERSTAND »?

Douanier

La traduction entraîne souvent la confusion, l’incompréhension et même la frustration.

Quoi de plus stimulant que de partir en vacances?

Partir en vacances c’est une chose, rencontrer le douanier est une tout autre chose. Voici une anecdote qu’un voyageur, plutôt choqué, m’a racontée. Il a vécu un moment désagréable aux douanes frontalières entre le Canada et les États-Unis, dans la région de Niagara Falls en Ontario. Son expérience a tellement été désastreuse qu’il m’a dit : « Les anglophones ne sont pas gentils. Ils sont très bêtes et méchants. Je ne veux plus aller en territoire anglophone de ma vie ».

Vraiment surprise, je lui ai demandé de me raconter en détail ce qui s’est passé. Il m’a dit qu’afin de mieux comprendre le douanier, il dit toujours : « I don’t understand ». Il a ajouté : « Quand j’ai dit ces mots, la dernière fois, le douanier a froncé les sourcils. Il m’a parlé d’une voix rude, il m’a demandé de stationner ma voiture et il a non seulement complètement fouillé tous mes bagages, mais aussi tous les compartiments de ma voiture. J’étais debout, à côté de ma voiture, avec ma famille et je me sentais humilié. »

Que s’est-il vraiment passé?

En imaginant la scène et en analysant ce qui a pu être perçu par le douanier, je suis venue à l’explication suivante, que je lui ai partagée.
Si je dis : « I don’t understand ». Je traduis : « Je ne comprends pas ce que vous dites présentement ». Cependant, la traduction est un piège. Nous allons analyser pourquoi dans les prochaines lignes.

« Understand » est un verbe d’état en anglais. Je ne peux donc pas dire je ne comprends pas présentement, parce qu’en anglais, je comprends quelque chose ou je ne le comprends pas.

Qu’est-ce que cela veut dire? Un verbe d’état ne se met pas à la forme progressive en anglais. Je ne peux absolument pas dire : « I am not understanding ». Le temps progressif ici voudrait dire que je ne comprends pas, mais que c’est temporaire. En ce moment, je n’arrive pas à comprendre ce que le douanier s’apprête à me dire. Voilà précisément ce que le touriste voudrait dire.

Cependant, si je dis « I don’t understand », je veux dire que mon état c’est de ne pas comprendre. À la limite cela signifie que je ne veux pas comprendre et que je suis incapable de comprendre. Le fait de ne pas comprendre fait partie de moi comme individu. Je suis quelqu’un qui ne comprend pas. Peu importe ce que vous pourrez me dire, je suis quelqu’un qui a un réel problème de compréhension. C’est l’état dans lequel je suis de façon permanente!

Vous me direz : « Mais voyons, ce douanier sait bien que ce n’est pas ce que je veux dire! »

Moi je vous dis : « Comment pourrait-il le savoir »? Lui aussi essaie de traduire de son mieux quand il vous parle. Il sait que le français est une langue difficile à apprendre, il ne rêve même pas de le parler. Il essaie de se mettre à votre place, mais il pourrait penser que ce que vous lui dites est de la provocation…

Ma suggestion, c’est d’utiliser le plus possible de mots de politesse.

Voilà des suggestions de ce que vous pouvez dire au douanier lors de votre prochain voyage :

  • Can you help me, I sometimes have problems to understand.
  • Please, would you speak slowly? Can you repeat please?
  • I am sorry, can you say that again, more slowly?

En utilisant le vocabulaire de politesse, je prédispose mon interlocuteur à m’être favorable. Comment pourrais-je faire une erreur en étant polie?

Alors, gardons le sourire, soyons polis et… bon voyage!

*Dans cette image ci-dessus, est-ce que vous reconnaissez ce visage familier? Le douanier doit faire son travail du mieux qu’il le peut. Si je ne suis pas bilingue, est-ce que je peux rendre cette expérience agréable?

Source de l’image : https://work.chron.com/airport-customs-jobs-21042.html